Moulage à la cire perdue
La fonte à la cire perdue est l'une des techniques de moulage les plus anciennes, mais loin d'être la plus simple. Elle a été continuellement perfectionnée au fil des millénaires. À la base de toutes ces méthodes se trouve un modèle en cire creuse, réalisé à partir d'un moule de reproduction flexible. Retouché, muni de carottes et de masselottes, il est plongé dans la masse céramique et séché. Les moules ainsi obtenus sont ensuite remplis ou étirés de métal en fusion à différentes températures. On obtient ainsi des formes d'une finesse extrême et des œuvres d'art impressionnantes.
Coulée à la cire perdue
Moule à blocs avec chamotte de plâtre
Pour créer le positif en cire, les deux moitiés en silicone sont soigneusement badigeonnées de cire. Ensuite, les deux moitiés du moule négatif sont assemblées et remplies de cire chaude. Après quelques minutes de refroidissement, une couche de cire solide se forme. L'excédent de cire est à nouveau coulé, créant ainsi un modèle en cire creux. Cette « ébauche de cire » est retirée du moule négatif, remplie d'un noyau de plâtre et d'argile réfractaire, puis retouchée par l'artiste et enfin dotée de carottes et de rehausses. L'ensemble de la pièce est enduit de plâtre et d'argile réfractaire, créant ainsi le moule en argile réfractaire nécessaire à la coulée. Celui-ci est cuit au four pendant 3 à 4 jours à une température maximale de 750 °C, jusqu'à ce que la cire soit fondue et que le moule en argile réfractaire et ses cavités soient entièrement cuits. À l'étape suivante, le bronze en fusion, chauffé à 1 250 °C maximum dans le four et débarrassé des scories, est coulé en une seule fois dans ces cavités, dans le moule cuit. Une fois le modèle solidifié, le bloc d'argile réfractaire est brisé pour exposer l'œuvre d'art moulée. De nombreux artistes souhaitent assister à ce moment lors de la coulée de leur sculpture.
Procédé de moulage de coques en céramique
Le procédé céramique est utilisé lorsque la pièce à couler présente des exigences particulières. Le moule de coulée est alors réalisé en masse céramique plutôt qu'en chamotte de plâtre. Le modèle creux en cire, créé à partir du moule négatif flexible, est muni de carottes et de masselottes et, selon sa taille, est trempé quatre à six fois dans la masse céramique, puis séché. La coque obtenue, d'une épaisseur de 6 à 10 mm, est fondue dans un autoclave à vapeur et cuite dans un four à 800 °C. Cela lui confère la dureté nécessaire pour absorber le métal en fusion. Après solidification (rapide), la coque en céramique est brisée pour exposer l'œuvre d'art moulée.
Procédé céramique avec support sous vide
La technique de coulée en flacon sous vide est privilégiée pour les modèles complexes, tels que les pièces techniques sophistiquées et les bijoux. Les ébauches en cire sont fournies avec relativement peu de carottes, car le métal s'écoule dans le moule sous vide. Après l'application des carottes, le modèle en cire est placé dans un cylindre en acier inoxydable et entouré d'une masse de moulage liée au plâtre jusqu'au remplissage du moule cylindrique. Cette masse de moulage se mélange puis est coulée sous vide. Une fois la masse prise, le modèle est fondu dans un four pendant plusieurs heures, puis cuit. Le moule encore chaud est placé dans un récipient de coulée, où le vide est à nouveau appliqué. Le métal liquide jaillit littéralement dans la cavité et la remplit avec une grande précision. Après refroidissement, la pièce est soigneusement lavée du cylindre en acier inoxydable. Ce procédé complexe permet la création de pièces moulées délicates d'environ 1 à 2 mm d'épaisseur. Grâce à ce procédé, la taille maximale est limitée à environ 50 cm.